Rédigé par le Dr Mayer Srour, ophtalmologue spécialiste de la rétine, Secrétaire Général de la Fédération France Macula — Cabinet Grand Paris Ophtalmologie, Noisy-le-Grand (93)

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de malvoyance après 50 ans en France. Pourtant, elle reste encore trop souvent diagnostiquée tardivement. Voici tout ce qu’il faut savoir pour la reconnaître et la prendre en charge à temps.

Qu’est-ce que la DMLA ?

La macula est la zone centrale de la rétine, responsable de la vision précise : lire, reconnaître un visage, conduire. La DMLA est une maladie dégénérative qui touche progressivement cette zone, entraînant une perte de la vision centrale. Elle n’affecte pas la vision périphérique.

On distingue deux formes :

  • La DMLA sèche (ou atrophique) : la forme la plus fréquente (environ 85 % des cas). Elle évolue lentement par destruction progressive des cellules de la rétine. Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais la progression peut être ralentie.
  • La DMLA humide (ou exsudative) : moins fréquente mais plus rapide. Des vaisseaux anormaux se développent sous la rétine et y font fuir du liquide, entraînant une baisse de vision parfois brutale. Elle se traite par injections intravitréennes.

Quels sont les symptômes de la DMLA ?

Les premiers signes peuvent être discrets et passer inaperçus. Les symptômes à surveiller sont :

  • Une déformation des lignes droites (les portes, les carrelages semblent ondulés) — c’est ce qu’on appelle la métamorphopsie
  • Une tache sombre ou floue au centre du champ visuel
  • Une baisse de la vision de près (difficulté à lire)
  • Une gêne à la luminosité ou au contraste
  • Une vision des couleurs moins vive

Si vous remarquez l’un de ces signes, consultez rapidement un ophtalmologue. Dans la forme humide, chaque jour compte.

Qui est concerné ?

La DMLA touche principalement les personnes de plus de 50 ans. Les facteurs de risque identifiés sont :

  • L’âge : le risque augmente nettement après 65 ans
  • Le tabagisme : il multiplie par 2 à 3 le risque de DMLA, et accélère son évolution
  • Les antécédents familiaux : la DMLA a une composante génétique significative
  • La couleur des yeux clairs : les iris clairs sont plus sensibles aux effets du soleil
  • L’exposition prolongée au soleil sans protection oculaire

Comment diagnostique-t-on la DMLA ?

Le diagnostic repose sur un examen ophtalmologique complet, incluant :

  • L’OCT (tomographie par cohérence optique) : examen de référence qui permet de visualiser les couches de la rétine en haute définition et de détecter la moindre anomalie
  • L’OCT-angiographie : cartographie des vaisseaux rétiniens sans injection de produit de contraste
  • L’angiographie rétinienne : injection d’un colorant pour visualiser les vaisseaux et localiser les fuites
  • La grille d’Amsler : test simple que vous pouvez réaliser vous-même à domicile pour surveiller votre vision centrale

Au cabinet Grand Paris Ophtalmologie, nous disposons d’un plateau technique complet (OCT Heidelberg Spectralis, OCT-angiographie, angiographie rétinienne, rétinophotographie ultra grand champ) pour assurer un diagnostic précis.

Quels sont les traitements disponibles ?

Pour la DMLA humide : les injections intravitréennes

Le traitement de référence est l’injection intravitréenne (IVT) d’un médicament anti-VEGF directement dans le vitré de l’œil. Ces injections bloquent la croissance des vaisseaux anormaux et réduisent les fuites.

L’injection est réalisée en consultation, sous anesthésie locale (gouttes), en quelques minutes. Elle est indolore dans la grande majorité des cas. Plusieurs injections sont nécessaires, selon un protocole personnalisé défini par l’ophtalmologue.

Les médicaments utilisés (ranibizumab, aflibercept, bevacizumab, faricimab) ont démontré leur efficacité pour stabiliser, voire améliorer, la vision.

Pour la DMLA sèche : la prévention et la surveillance

Il n’existe pas encore de traitement curatif pour la forme sèche. En revanche :

  • Les compléments alimentaires à base de vitamines antioxydantes (formule AREDS2 : vitamines C et E, zinc, lutéine, zéaxanthine) peuvent ralentir l’évolution chez les patients à risque élevé
  • Des essais cliniques prometteurs sont en cours, notamment sur la thérapie génique et les inhibiteurs du complément
  • Une surveillance régulière par OCT est indispensable pour détecter une éventuelle conversion vers la forme humide

Le laser

Certaines formes localisées peuvent bénéficier d’un traitement par laser (photothérapie dynamique), mais cette indication est aujourd’hui limitée.

Peut-on prévenir la DMLA ?

Si la DMLA ne peut pas toujours être évitée, certaines mesures réduisent le risque ou ralentissent son évolution :

    • Arrêter de fumer : c’est le levier modifiable le plus important
    • Porter des lunettes de soleil avec protection UV, dès le plus jeune âge
    • Adopter une alimentation riche en antioxydants : fruits, légumes verts à feuilles (épinards, chou frisé), poissons gras (oméga-3)
    • Contrôler les facteurs de risque cardiovasculaires : hypertension, cholestérol, diabète
    • Consulter régulièrement après 50 ans, même sans symptômes

Pourquoi consulter à Grand Paris Ophtalmologie ?

Le Dr Mayer Srour est spécialiste de la rétine, formé au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil dans le service du Pr Eric Souied, l’une des références mondiales de la macula. Il est Secrétaire Général de la Fédération France Macula, et a publié une trentaine d’articles scientifiques sur la DMLA et les maladies rétiniennes.

Notre cabinet dispose du plateau technique nécessaire pour le diagnostic et le suivi complet de la DMLA, à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis.

Prenez rendez-vous sur Doctolib ou appelez-nous au 01 85 10 57 00.

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