Glaucome : l'essentiel en 30 secondes
- Dépistage du glaucome dès 40 ans : un examen indolore de 20 à 30 minutes au cabinet (tension oculaire, épaisseur de la cornée, nerf optique, OCT, champ visuel si besoin). Le glaucome ne se guérit pas, mais dépisté tôt il se contrôle très bien.
- Le glaucome ne donne aucun symptôme pendant des années : il détruit le nerf optique en silence. La vision perdue ne se récupère pas.
- Dépistage à partir de 40 ans : une consultation tous les 2 à 3 ans, plus tôt et plus souvent en cas de glaucome dans la famille, de forte myopie ou de diabète.
- L'examen de dépistage : mesure de la tension oculaire, examen du nerf optique, OCT RNFL et, si besoin, champ visuel. Indolore, réalisé sur place en une consultation.
- Dépisté tôt, il se contrôle très bien : collyres, laser SLT ou chirurgie stabilisent la maladie et préservent la vue toute la vie.
Qu'est-ce que le glaucome ?
L'œil fabrique en continu un liquide, l'humeur aqueuse, qui s'évacue par un filtre naturel appelé trabéculum. Quand cette évacuation se fait mal, la pression monte dans l'œil et abîme progressivement le nerf optique — le câble qui transmet les images au cerveau.
Résultat : le champ visuel se rétrécit insidieusement, de la périphérie vers le centre. Une image parlante : le glaucome ne rend pas la page d'un livre floue — il cache d'abord les bords de la page, puis gagne vers le centre. Le patient ne s'en rend pas compte, car le cerveau compense longtemps. On le surnomme le « voleur silencieux de la vue ».
Il n'y a pas un, mais des glaucomes
Le dépistage : trois examens clés, tous au cabinet
Un contrôle est recommandé dès 40 ans, plus tôt en cas de facteurs de risque : antécédents familiaux, forte myopie, diabète, origine africaine ou antillaise, corticothérapie prolongée. Tous ces examens sont réalisés sur le plateau technique du cabinet.
Les traitements : abaisser la tension, préserver la vision
Les fibres détruites ne se régénèrent pas — mais on peut stopper la progression en abaissant la tension oculaire :
Une à deux gouttes par jour, à vie, pour réduire la production d'humeur aqueuse ou améliorer son évacuation — en privilégiant les formules sans conservateurs, mieux tolérées. La maladie étant silencieuse, la tentation d'arrêter est grande : or l'arrêt fait remonter la tension en quelques jours. La régularité est capitale.
La trabéculoplastie sélective stimule le trabéculum pour améliorer l'évacuation : séance indolore de quelques minutes, efficace chez la majorité des patients (baisse de tension de 20 à 30 %), renouvelable car sans cicatrice, recommandée en 1ère intention par la Société Européenne du Glaucome. Elle peut réduire voire remplacer les collyres.
Découvrir l'équipement laserEn cas de progression malgré collyres et laser, une chirurgie filtrante est réalisée en clinique partenaire, avec suivi au cabinet.
Lorsqu'un patient atteint de glaucome à angle ouvert doit être opéré de la cataracte, il est parfois possible de traiter les deux dans le même temps. À la fin de l'opération de la cataracte, de minuscules stents (iStent) sont posés dans le trabéculum, la zone d'évacuation naturelle de l'œil, pour faciliter l'écoulement de l'humeur aqueuse et aider à réduire la pression intraoculaire. C'est une chirurgie mini-invasive du glaucome (MIGS), qui ne rallonge l'intervention que de quelques minutes. L'indication se pose en consultation, au vu du bilan (tension, OCT du nerf optique, champ visuel).
Le glaucome aigu : une grande urgence
À ne pas confondre avec le glaucome chronique : sur un œil anatomiquement prédisposé (angle étroit), l'évacuation se bloque brutalement. La tension monte très vite : douleur intense, œil rouge et dur, baisse de vision, nausées.
Consultez immédiatement — le cabinet accueille les urgences le jour même. En prévention chez les patients à angle étroit, une iridotomie périphérique au laser YAG est réalisée au cabinet : elle crée un micro-passage dans l'iris qui met à l'abri de la crise.
Nos protocoles suivent les recommandations officielles
Dépistage, surveillance et traitements appliqués au cabinet sont conformes aux référentiels français en vigueur.
En 2 lignes : la HAS préconise un dépistage ciblé du glaucome chez les personnes à risque à partir de 40 ans — l'examen ophtalmologique complet restant la référence du diagnostic précoce.
Lire sur has-sante.fr.
En 2 lignes : seul l'abaissement de la pression intraoculaire freine la maladie — par collyres ou laser SLT en première intention, chirurgie en cas d'échec. Un suivi à vie (tension, OCT, champ visuel) adapte le traitement à la progression de chaque patient.
Consulter le document complet (PDF).
La fiche d'information officielle de l'Assurance Maladie pour les patients : comprendre la maladie, son dépistage et sa prise en charge. Lire sur ameli.fr.
Les fiches officielles de la Société Française d'Ophtalmologie
Rédigées par les experts de la SFO, elles détaillent le déroulement, les bénéfices et les risques de chaque intervention. À lire avant votre consultation.
Le dépistage et le suivi du glaucome à Noisy-le-Grand
Le cabinet Grand Paris Ophtalmologie assure le dépistage, le traitement et le suivi du glaucome pour les patients de Noisy-le-Grand et de l'Est parisien (93, 94, 77) : Bry-sur-Marne, Villiers-sur-Marne, Champs-sur-Marne, Neuilly-sur-Marne, Gournay-sur-Marne, Noisiel, Torcy, Chelles, Gagny et Marne-la-Vallée, ainsi que Le Perreux-sur-Marne, Nogent-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Vincennes, Saint-Maur-des-Fossés, Créteil et Montreuil.
Tension oculaire, OCT du nerf optique, champ visuel et lasers SLT et YAG sont réalisés sur place, sur le plateau technique du cabinet, par le Dr Yaïr Chetrit et le Dr Mayer Srour.
Le glaucome en questions
Les réponses du Dr Yaïr Chetrit et du Dr Mayer Srour, ophtalmologues à Noisy-le-Grand.
Quels sont les symptômes du glaucome ?
Aucun pendant des années : pas de douleur, pas d'œil rouge, pas de baisse de vision au début. Le champ visuel se rétrécit si progressivement que le cerveau compense. Seul un examen chez l'ophtalmologue le dépiste.
Est-ce que le glaucome se guérit ?
Non — les fibres détruites ne se régénèrent pas. Mais dépisté tôt, il se contrôle très bien : collyres, laser SLT ou chirurgie stabilisent la maladie et préservent le champ visuel toute la vie.
Dépistage du glaucome à 40 ans : en quoi consiste l'examen ?
Il se fait en une consultation, sans douleur : mesure de la tension oculaire, mesure de l'épaisseur de la cornée, examen de l'angle et du nerf optique au fond d'œil, OCT RNFL pour mesurer les fibres du nerf optique et, si un doute existe, champ visuel. L'ensemble prend 20 à 30 minutes au cabinet.
Le glaucome est-il héréditaire ?
La composante familiale est forte : avec un parent au premier degré atteint, votre risque est multiplié par 4 à 9. Si un membre de votre famille est glaucomateux, faites-vous dépister sans attendre 40 ans.
Comment se passe l'OCT du nerf optique ?
C'est un « scanner » du nerf optique : indolore, sans contact, 5 minutes, réalisé au cabinet, souvent sans dilatation. Il mesure l'épaisseur des fibres nerveuses et permet de suivre précisément l'évolution.
Les collyres, c'est vraiment à vie ?
Le glaucome est une maladie chronique : le traitement s'inscrit dans la durée, et sa régularité est capitale. Le laser SLT peut toutefois réduire le nombre de collyres, voire les remplacer chez certains patients.
Qu'est-ce que le glaucome aigu ?
Une grande urgence : blocage brutal de l'évacuation sur un œil prédisposé — douleur intense, œil rouge et dur, baisse de vision. Consultez immédiatement. En prévention, l'iridotomie au laser YAG est réalisée au cabinet.
Tension oculaire élevée = glaucome ?
Pas forcément : on parle d'hypertonie oculaire sans atteinte du nerf optique. Elle justifie une surveillance renforcée (OCT, champ visuel) pour traiter dès les premiers signes d'atteinte. À l'inverse, il existe des glaucomes à pression normale.
Le suivi est-il remboursé ?
Oui : consultations, OCT, champ visuel, collyres et lasers sont des actes pris en charge par l'Assurance Maladie.
À quelle fréquence faut-il refaire le dépistage ?
Sans facteur de risque : tous les 2 à 3 ans à partir de 40 ans, puis chaque année après 60 ans. Avec un antécédent familial, une forte myopie, un diabète ou une tension oculaire limite : chaque année.
Hypertonie après un traitement de la rétine : le débat Srour – Akesbi
Certains traitements de la rétine, comme les corticoïdes injectés dans l'œil pour l'œdème maculaire diabétique, peuvent provoquer une hypertonie oculaire. Le Dr Mayer Srour, spécialiste de la rétine, et le Dr Jad Akesbi, chirurgien du glaucome, en débattent : surveillance, collyres, laser SLT ou chirurgie filtrante selon la gravité, et le bon moment pour orienter vers un glaucomatologue.
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